Cuisson

on 16 janvier 2012. Posted in Dossier

Le réchauffement du marché de la cuisson encastrable se confirme avec toutefois une érosion des prix dans les secteurs phare que sont l’induction et la pyrolyse, sollicités par les MDD. Les marques A restent malgré tout largement majoritaires et combatives avec des produits créateurs de valeur.

De nouvelles recettes

Plaque de cuisson

La santé du marché de l’encastrable est fortement liée au secteur de la cuisine équipée qui, après avoir montré des signes de faiblesses en 2008 et 2009, a repris des couleurs en 2010. La valeur du marché des meubles de cuisine a en effet progressé de 6,7 % en 2010 par rapport à 2009 (source Ipea), pour atteindre 2,28 milliards d’euros. La reprise du marché immobilier a eu un effet positif sur les ventes de cuisine intégrée, tout comme l’arrêt programmé de la TVA à 5,5 % sur la pose prévu initialement à fin décembre 2010, qui a accéléré les achats de certains ménages désirant en profiter. Selon la dernière étude HabitatScope (Ipea/Sofinco), 4,7 % des ménages interrogés déclarent avoir acheté une cuisine intégrée au cours des douze derniers mois 2011.
Leurs intentions d’achat dans les douze mois suivants sont également en hausse puisque 6,7 % des ménages interrogés déclarent vouloir en acheter une. Toutefois, il semblerait que les Français soient attachés à leur cuisine ; ils hésitent à en changer et la conservent plus longtemps que leurs voisins européens. Dès lors, le déménagement ou l’installation dans une nouvelle maison serait la principale motivation de changement de cuisine des ménages français. Ainsi, 20,5 % des ménages interrogés déclarent avoir investi dans une cuisine pour la simple raison qu’ils n’en possédaient pas auparavant. Dès lors, le taux d’équipement des foyers français demeure en effet relativement faible avec 58 % par rapport à celui du reste de l’Europe estimé à 80 %. Pour l’heure, les Français sont prêts à investir en meubles et en appareils de cuisson encastrables d’autant qu’ils sont 40 % à associer le bien-être à une cuisine équipée, considérée comme leur troisième pièce préférée. Dans ce contexte, l’univers des appareils encastrables, toutes familles confondues, affiche une relative bonne santé avec 4,4 millions d’unités vendues en 2010 (vs 4,36 en 2009) avec un prix de vente moyen qui est passé en dessous de la barre des 400 euros. « L’encastrable est désormais sollicité par tous les profils de distribution, y compris les surfaces de bricolage qui proposent une offre complète. Cette forte concurrence n’a pas favorisé la valorisation du marché, au contraire, elle a contribué à la baisse du PVM dans les toutes les familles de produits, précise Sebastien Ledru, Category Manager Cuisson FagorBrandt. La cuisson encastrable reste malgré tout un marché dynamique. Rares sont les marchés à l’heure actuelle qui affichent de telles performances. Il faut toutefois relativiser par rapport aux fortes progressions des années précédentes 2006, 2007 et 2008 ».

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